Thierry Vallat, avocat au Barreau de Paris et utilisateur de Doctrine depuis 1 an nous fait part de sa vision quant à l'avenir du droit.


Comment avez-vous connu Doctrine ?

J’ai découvert Doctrine via Twitter, je suis toujours connecté et à l’affût de nouveautés. Cela fait désormais 1 an que j’utilise Doctrine, j’apprécie beaucoup d’y retrouver des décisions fraîches. Pour les décisions de cour d’appel Doctrine est primordial, c’est le seul site que je connaisse qui possède un tel fonds. Je fais régulièrement des liens vers le site Doctrine afin d’illustrer les commentaires d’arrêt sur mon blog. Dès que j’ai une recherche spécifique je trouve mon bonheur sur Doctrine.

Doctrine indexe vos articles et commentaires, qu’en pensez-vous ?

Je vous en remercie, c’est très utile lorsqu’on est référencé par un site juridique connu et apprécié de tous. De plus cela me permet de développer ma visibilité sur internet. Mon blog a un grand nombre de visiteurs mais plus mon référencement sera bon plus j’aurai de lecteurs. Je ne peux que me réjouir de cette collaboration, j’espère également que cela donnera envie à encore plus de mes lecteurs d’utiliser Doctrine.

A votre sens quel est l’avenir du juriste ?

Juriste est un métier d’avenir car le droit est partout. Néanmoins le juriste traditionnel va devoir s’adapter à de nouveaux outils proposés par les Legaltech. C’est au monde juridique de s’adapter. On parle de robot avocat, de justice prédictive mais en vérité il y aura toujours besoin de faire fonctionner le système avec des avocats, des magistrats et des juristes.

Il est important que les juristes comprennent et s’adaptent aux nouvelles technologies. Avant nous allions à la bibliothèque, désormais nous utilisons les outils des Legaltech qui nous permettent de mieux travailler et je m’en félicite. Il ne faut pas rester accroché au passé, de nouveaux pans du droit se créent comme le droit des robots ou de l’intelligence artificielle.

Juriste est une voie dans laquelle on peut s’épanouir. Cela fait 22 ans que j’officie en cabinet d’avocats et je continue d’être extrêmement heureux de faire du droit même si celui-ci est différent en 2017.

Que pensez-vous de la transformation numérique des métiers du Droit ?

Je n’y suis pas du tout opposé mais elle doit être accompagnée. Il faut créer un cadre éthique afin que les métiers du droit et les Legaltech puissent être en conformité avec une déontologie comprise et maîtrisée. Il y a une vraie lutte entre certains sites et instances ordinales, de nombreux sites utilisent le droit comme une marchandise alors qu’il ne l’est pas. Ces acteurs ont tout intérêt à cohabiter de manière sereine et transparente d’autant plus que les outils numériques représentent une vraie opportunité pour les petits cabinets.

Vous avez des bureaux en Estonie, pays connu comme étant très axé sur le numérique, quelles sont les bonnes pratiques numériques que la France pourrait apprendre de l’Estonie ?

La dématérialisation est très avancée en Estonie, en France on pourrait penser à dématérialiser certaines audiences notamment civiles. En effet les moyens technologiques actuels permettent de faire des audience à distance ce qui éviterait aux justiciables, magistrats, avocats de se déplacer. Le gain de temps serait conséquent. Nous perdons beaucoup de temps au quotidien. Les avocats ont conçu des outils comme le RPVA (Réseau privé virtuel avocat) qui constitue une grande avancée en la matière. Peut être même qu’un jour il sera possible pour un avocat de plaider via un hologramme mais pour l’instant cela n’existe nulle part même pas en Estonie. On pourrait mettre un peu de Star Wars dans nos bureaux (rire).

Essayez Doctrine !