Avocate collaboratice dans le département droit public/ droit de l’environnement du pôle Energie du cabinet BCTG et utilisatrice de Doctrine, Aurélie Surteauville évoque l’hyperspécialisation des avocats.


Quel est votre parcours ?

J’ai effectué une licence en droit à l’Institut Catholique de Lille, puis j’ai eu l’opportunité de faire un master 1 « Droit international et européen » à la National Taiwan University. De retour en France, j’ai poursuivi mon cursus universitaire au sein du master 2 « Administration internationale », à l’Université Panthéon-Assas. Afin de valider ce diplôme, j’ai fait un stage de 6 mois à New York au PNUD. Je souhaitais au début m’orienter vers une carrière dans la fonction publique internationale, avant de me réorienter vers la profession d’avocat. Après avoir passé le CRFPA et suivi la formation à l’Ecole des avocats de Lille (IXAD), et obtenu le CAPA, j’ai prêté serment en décembre 2016.

J’ai eu la chance de rejoindre le cabinet BCTG Avocats en septembre 2016, où je suis collaboratrice dans le département droit public/ droit de l’environnement du pôle Energie, dirigé par Paul Elfassi.

Comment avez-vous connu Doctrine ?

J’ai connu Doctrine via le cabinet, qui a pris plusieurs abonnements à cette nouvelle base de données juridiques. J’ai suivi la formation qui nous a été délivrée par l’équipe sur place, et désormais j’utilise Doctrine quotidiennement pour mes recherches de jurisprudence.

Quelle est votre fonctionnalité préférée ?

J’apprécie particulièrement deux fonctionnalités.

La première est la veille automatique avec des notifications que je peux consulter quand je le souhaite sans que cela soit invasif.

La deuxième fonctionnalité est la conversation instantanée avec les membres de l’équipe. Lorsqu’une décision n’est pas accessible sur la base de données, j’interroge l’équipe — via le chat- qui fait des recherches complémentaires afin de me fournir la décision souhaitée très rapidement si elle est disponible.

Comment Doctrine vous aide dans votre quotidien ?

Je travaille dans un domaine du droit très technique (énergie et environnement) et Doctrine me permet de trouver les décisions récentes rendues par les tribunaux administratifs en première instance, ce qui manque à la plupart des autres bases de données.

J’aime aussi la réactivité de l’équipe de Doctrine qui est toujours là pour me répondre. J’ai un contact unique et direct avec elle, ce qui est fondamentalement différent d’avec les autres bases de données juridiques.

Quelle est la relation entre cabinet d’avocats et les moteurs de recherches juridiques ?

Les moteurs de recherches juridiques sont essentiels pour un avocat, il ne peut pas faire son travail correctement s’il n’a pas accès aux textes réglementaires, à la jurisprudence récente et à la doctrine, qui sont la matière première de son travail.

Comment se placent les cabinets comme BCTG dans la transformation numérique que vivent les professionnels du droit ?

Chez BCTG nous suivons de près les évolutions technologiques et numériques, nous utilisons les nouvelles bases de données juridiques comme Doctrine et les nouveaux outils proposés.

BCTG communique également sur les réseaux sociaux comme LinkedIn et a un site internet actualisé.

Comme dans toutes les professions, les avocats doivent s’adapter au numérique. Le numérique est complémentaire avec la profession d’avocat. Les nouvelles technologies apportent de la donnée brute et le rôle de l’avocat est d’analyser ces données brutes, pour les adapter au cas de son client.

Le cabinet a d’ailleurs proposé le 2 mars 2017 un « rendez-vous du numérique » dans lequel des thèmes autour du digital ont été évoqués.

Comment les cabinets peuvent-ils innover ?

Les cabinets d’avocats peuvent innover en utilisant des outils collaboratifs pour partager plus d’informations entre les collaborateurs d’un même cabinet, mais également dans leurs relations avec les clients, en assurant notamment la confidentialité et la sécurité des échanges.

Vous êtes spécialisée en droit de l’environnement, à votre sens comment va évoluer ce droit ?

Je travaille au sein d’une équipe traitant de nombreux dossiers en droit de l’environnement, et je me spécialise jour après jour. Ce droit très technique, à la fois au plan juridique et au regard des matières traitées (il faut par exemple pouvoir comprendre et analyser le contenu d’une étude d’impact sur l’environnement) est en constante évolution, les réformes sont très fréquentes. C’est un droit pour lequel il est nécessaire, en tant qu’avocat, de s’adapter perpétuellement, et d’anticiper les réformes afin d’accompagner au mieux nos clients.

Comment voyez-vous évoluer le droit de l’énergie ?

Comme le droit de l’environnement, il devient de plus en plus complexe et technique. Ce droit, assez récent, est à mon avis appelé à se développer encore car l’énergie fait partie des enjeux majeurs.

Que pensez-vous de l’hyperspécialisation des avocats ?

Les différents domaines du droit deviennent de plus en plus techniques et spécifiques. De nouveaux domaines juridiques apparaissent, d’autres se développent. Un avocat spécialisé est gage d’efficacité dans cette matière puisqu’il peut prodiguer de véritables conseils adaptés à la situation concrète du client. Il connait la législation, la procédure, les juridictions et les différentes réglementations.

Néanmoins, un avocat spécialiste doit pouvoir accompagner un client dans son ensemble, et dialoguer avec d’autres spécialistes. Par exemple, le pôle Energie de BCTG regroupe des avocats en droit privé et en droit public, permettant d’avoir une vision d’ensemble des questions soulevées par le client.

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